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Image Le Peuple Bambara

Les Bambara ou Ban-Mâna forment une éthnie d'Afrique de l'Ouest et font parti du groupe Mandingue.

Ce peuple est principalement implanté au Mali où ils constituent le groupe ethnique le plus important. Ils sont également présent en Guinée, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, en Gambie, en Guinée Bissau, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal.

Originaires du Mandé, ils auraient quitté la région afin déchaper à la domination des Malinkés (confrérie de chasseurs), à l'époque du grand empire du Mali, soit entre le XIIème siècle et le XIVème siècle. Les Bambaras tirent leur nom de leur histoire car ce sont "ceux qui ont refusés de se soumettre" (Ban= refus, et Mana= Maitre). D'autre interprètent ce refus par un refus de se soumettre à l'Islam.  Ce n'est qu'au XIX ème siècle que la tendanse religieuse anémiste s'affaiblie. Car en effet, c'est à cette époque que les royaumes bambaras du Kaarta et de Ségou, créés par les deux frères Niangolo et Baramanglo, de patronyme Coulibaly, après la chute de l'empire sonhrai, résistent à l'empire peul du Macina, puis temporairement au Toucouleur el Hadj Oumar Tall[3], qui souhaite convertir les animistes à l'islam. La résistance acharnée des Bambaras contre el Hadj Oumar fut telle que celui-ci n'a jamais pu créer un Etat stable. Ils sont aujourd'hui majoritairement musulmans, il y a quelques petits groupes chrétiens. Les autres continuent de pratiquer la religion traditionnelle. De nombreux rites et traditions du passé, sont présents aujourd'hui dans leur culture, qu'ils soient musulmans ou autres.

Mais les traditions encestrales et les coutumes régissent toujours la vie quotidienne, très influencée par la spiritualité. A tel point que les religions elles même sont adaptées aux usages traditionnels.

On pourrait définir la vie religieuse comme une croyance en la présence du Sacré en toutes choses. A la différence des religions révélées, le sacré n’est pas limité à Dieu et aux Hommes. Une âme est présente en toute chose : animaux, végétaux, astres, montagnes, grottes, certains minéraux, etc.Dans le monde, tous les êtres vivants ou inertes, ainsi que les forces intermédiaires sont liées, interdépendantes et en interaction selon un ordre auquel il ne faut en aucune manière porter atteinte. L’homme, partie intégrante de ce monde, est donc plongé dans un univers constitué d'une pluralité de réseaux de forces et d'énergies. Ces forces ne sont pas en elles-mêmes « bonnes » ou « mauvaises » mais que tout dépend de l'usage qui en est fait et de qui les met en action.Pour maintenir l’équilibre entre ces forces, il faut respecter les interdits, les obligations sacrificielles régissent ses rapports avec les forces ambivalentes pouvant s’avérer bénéfiques ou dangereuses. Toutes ces recommandations ne sont pas là pour gêner la vie quotidienne mais tout au contraire pour permettre son bon déroulement en protégeant l'ordre du monde. L'existence de l’Homme oscille donc entre deux pôles : l'harmonie et le désordre

Il ne faut pas cependant penser que l’attitude religieuse Mandingue ne soit faite que de crainte, de piété et de soumission. Sa vie religieuse consiste à avoir une attitude active permettant d’influencer le cours des choses en maintenant ou en rétablissant l’équilibre avec les « âmes-forces ». Pour les Mandingues, l'homme n'est pas le jouet du destin ou du hasard car il a toujours le choix entre le bien et le mal. C'est sa responsabilité d'accorder aux ancêtres et aux esprits ce qui leur est dû, plus particulièrement à travers le respect des interdits, des lois et des offrandes. De même, lors des pratiques « magico-religieuses », l’invocation des « âmes-forces », si elle est réalisée de « mauvaises personnes », peut entraîner maladie, souffrance et destruction. Par contre, le même pouvoir, manipulé par le guérisseur, aura un effet bienfaiteur pour l’individu ou la communauté.

Dans la pensée Bambara, le sacré est omniprésent. Dans tous les aspects de la vie quotidienne, il n’y a pas ou peu de place pour une vie profane au sens où nous l’entendons. En fait, pour le bambara, il n’y a pas de séparation entre le sacré d’un côté et le profane de l’autre. Tout est lié, tout met en jeu les forces de la vie qui sont les multiples aspects du dieu créateur . La conception religieuse traditionnelle Bambara est difficile à définir. Dans la religion Bambara, la présence du divin en chaque élément de la création, le totémisme, le (culte des ancêtres), font parties des aspects de la religion traditionnelle bambara.

Pour les Bambara, comme dans la plupart des traditions religieuses d’Afrique noire, il existe un seul et unique Être Suprême, que les Bambaras appellent : "Maa Ngala" (litt. maître de tout) l'éternel, créateur de tout ce qui existe, demeure dans le ciel et échappe à l’intelligence humaine. À la différence des religions révélées, dans la tradition Bambara, le rapport de l’homme avec Dieu ne s’établit pas directement. Dieu est généralement considéré comme trop éloigné de par son essence divine supérieure, des hommes, pour que l’on puisse lui vouer un culte direct. De toutes façons, ce Dieu créateur insaisissable s’est retiré de la gestion de sa création. C’est à des forces intermédiaires, les ancêtres, ou « âmes-forces », et les divers esprits, que le Dieu créateur a « délégué » la gestion du monde, et c'est à ses intermédiaires que l'homme adresse des prières, pour qu'ils puissent bénéficier de leurs aides.

Les hommes passent donc par ces intermédiaires pour obtenir protection. Il convient de savoir se les concilier grâce aux prières, pratiques magiques, aux rituels, offrandes, au respect des interdits et aux sacrifices. Les agents de l’Etre Suprême se répartissent en deux grands groupes complémentaires : l’un est public (ancêtres, et esprits Djin en Islam), l’autre (grands ancêtres révélés par le divin). Également pour la religion traditionnelle africaine, en plus du rôle des intermédiaires, l'être suprême, a tout mis en place dans la création pour que l'homme puisse subvenir à ses besoins.



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